A Sè, dans la commune de Houéyogbé, les réalisations du projet Cirtoum sont allées jusqu’aux femmes du Groupement Finagnon. La vingtaine a bénéficié d’une paillotte et de toilettes. Une équipe leur a rendu visite, samedi 31 juillet 2021 et a pu noter leur grande satisfaction.

 

La transformation de l’argile est une activité très en vogue dans la commune de Houéyogbé, précisément à Sè. Le seul Groupement de femmes qui l’exerce solidairement et quotidiennement est dénommé Finagnon. Le projet a apporté un grand appui à ces travailleuses de l’argile. « Cirtoum nous a construit une paillotte et des toilettes », a déclaré Félicité Adidého, la présidente du groupement entourée de ses collègues. « Même cet après-midi nous nous sommes reposées sous la paillotte. C’est un bon lieu de détente où nous nous oxygénons en chantant, en souriant et même nous y dansons. Un tel lieu, nous n’en avions pas », a-t-elle poursuivi en présence de Pacôme Comlan Alomakpé, représentant du projet. La réfection de la piste d’accès à leur site a été également réalisée grâce a financement de l’Union Européenne.
Les femmes que nous appelons « reines de l’argile » ont en commun de mettre en valeur cette matière disponible dans leur région. Les formes qu’elles lui en donnent sont variées. « Nous fabriquons beaucoup de choses avec l’argile. Nous pouvons en donner toutes les formes que nous désirons. Je peux même utiliser l’argile, monsieur le journalise, pour vous représenter ; seulement il ne manquera que le souffle. Nous fabriquons des cloportes, bol, verre, gourde à eau, casserole, plat, pot de fleur, veilleuse…beaucoup de choses », nous a confié la présidente. De l’activité très rentable selon les confidences, elles tirent les ressources nécessaires pour garder leurs familles respectives. « C’est ce que j’exerce pour nourrir mes enfants, mon mari, toute ma famille », a déclaré un autre membre du groupement.
La fabrication d’ustensiles en argile, est basée sur un savoir-faire hérité de grands-parents. Félicité Adidého l’a appris par exemple auprès de ses grand-mère et mère. A six ans, elle a joint l’essai à l’observation et n’a plus abandonné. Les clients viennent de partout, confient-elles, de Cotonou à Parakou. Sans oublier les commerçants qui s’approvisionnent auprès d’elles pour vendre les produits en argile en détail. Avant de prendre congé d’elles, elles ont tenu à soumettre une doléance à Cirtoum : « Nous avons besoin d’un four dans laquelle bruler les ustensiles une fois fabriquées. Avec ça nous ne nous exposerons plus à la chaleur et la fumée dégagées par le feu et qui nous rendent malades », a formulé en leur nom, Félicité Adidého.

commentaires